Lac Mälaren et désarmement

desarmementLe temps est toujours lourd, et la sortie de l’eau du bateau est prévue pour le 6 août. Nous sommes partis depuis plus de 3 mois et avons envie de passer à autre chose. Nous choisissons de rallier Nynäshamn à Södertälje rapidement, via Stockholm.
Dès 14h00 le mardi 31 juillet, après avoir laissé Pierre et Susanne dans un train vers l’aéroport nous larguons les amarres : Il fait décidément trop chaud à Nynäshamn ! Le vent est faible et instable avant de s’éteindre. Mais notre moteur Volvo, fidèle et fiable nous emmène sur une petite île, Kymmendö, au Nord-Est de Ornö. Il y a déjà pas mal de monde, mais le mouillage est très grand, joli, et nous pouvons enfin nous rafraîchir !

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La précision des cartes numériques sur Kymmendö…

Mercredi, une navigation magnifique d’une dizaine d’heures nous permet de rejoindre le lac Mälaren. C’est un immense lac d’eau douce auquel on peut accéder par deux écluses : l’une à partir du centre de Stockholm ou l’autre située au fond d’un autre fjord de la Baltique, plus au Sud. Depuis la fin de l’âge glaciaire, le lac Mälaren s’est élevé par rapport au niveau de la mer et nous devons « monter » d’un bon mètre pour y accéder.  Pour rejoindre Stockholm, nous empruntons les chenaux Sud qui nous proposent un cheminement étroit et superbe et nous évitent de croiser les « gros » ferries qui s’amarrent jusqu’au cœur de la ville. Les rives sont de plus en plus construites au fur et à mesure de notre avancée vers la ville, et les villas de plus en plus cossues !

Le trafic en ville est étourdissant, mais il y a aussi un grand plaisir à observer la ville depuis le bateau. Une fois passé le premier pont basculant, le passage dans l’écluse puis de quelques autres ponts se fait rapidement : une heure environ !

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Danviksbron, le premier pont à gauche en entrant dans Stockholm, direction Mälaren…

Nous sommes sur le lac Mälaren, qui nous semble imiter la configuration de l’archipel, avec un peu plus de mesure : des maisons plus simples, des bateaux plus petits, des paysages plus ondulés… Comme dans l’archipel, et compte-tenu de la chaleur, le moindre accès à l’eau attire des baigneurs.

Nous sommes sur le lac Mälaren, qui nous semble imiter la configuration de l’archipel, avec un peu plus de mesure : des maisons plus simples, des bateaux plus petits, des paysages plus ondulés… Comme dans l’archipel, et compte-tenu de la chaleur, le moindre accès à l’eau attire des baigneurs.IMG_7325 red

Radio -ponton nous a recommandé un ponton réservé aux bateaux de passage au sein d’un club nautique à Eckörö / Angsvik. Le lieu est particulièrement protégé, joli, ombragé, et jouxte une petite plage de sable avec des douches et des poubelles. Dommage que la taille de notre bateau modère l’enthousiasme des locaux à nous accueillir au sein du club…

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Eckörö / Angsvik Gästhamn

Nous avions projeté de passer encore une journée sur le lac Mälaren, pour re-visiter un lieu « viking », à Birka. Mais nous y sommes à peine amarrés et baignés que l’orage éclate… bienvenu ! Nous nous contentons donc d’un déjeuner à la gargote locale sous une pluie diluvienne avant de « reprendre la mer » pour une marina mieux protégée car l’épisode orageux ne s’arrêtera visiblement pas là.

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Sur le lac Mälaren, l’orage n’est pas loin
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Il est là (l’orage)
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Björkö gästhamn

Nous contactons le responsable qui coordonne l’ouverture du pont Mälarbron et de l’écluse qui nous ramènera en mer baltique : nous devrons nous faire tout petits pour laisser passer un cargo cimentier après le pont. Le canal, en travaux, n’est guère plus large que la largeur des deux bateaux… Mais ça se fait ! Et nous devons aussi laisser le premier éclusage à ce cargo. C’est donc avec un grand plaisir que nous nous amarrons à Södertälje vers 19h00 le 2 août.

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Le canal de Södertälje : on n’est pas seul..


Pas de baignade ici : vu l’étroitesse des lieux et le trafic des cargos tout proche, cela ne paraît pas raisonnable. Heureusement, la chaleur décroît enfin, mais lentement. Et nous avons bien besoin d’un temps un peu plus clément pour préparer le bateau à hiverner : les 3 journées qui suivent sont intenses !

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Vidange oblige

Et lundi nous nous présentons au chantier situé quelques nautiques plus au Sud. Le bateau sera sorti dans l’après-midi nous dit-on (en fait le lendemain). Et le responsable nous fait savoir qu’il n’a pas vraiment besoin de notre présence pour effectuer la sortie d’eau. Nous décidons illico de chercher un billet d’avion vers Paris et un billet de train. La chance est avec nous : nous arrivons « à la maison » au petit matin mercredi 8 août !

  • Kymmendö : 59°06,96N 18°29,92E
  • Eckörö / Angsvik : 59°15,92N 17°46,7E
  • Birka : 59°19,87N 17°32,38E
  • Södertälje gästhamn : 59°11,37N 17°37,88E
  • Chantier : 59°10,07N 17°40,18E

 

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En famille dans l’archipel de Stockholm

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Notre séjour à Saltsjöbaden nous a permis de préparer le bateau dans une station balnéaire agréable. Les « Bains » étant à 50 mètres de la petite marina où nous étions accostés, nous avons compris que l’eau était jugée propre à la baignade, et nous sommes baignés à partir du bateau. C’est qu’il a fait très chaud… Pour faire les courses, nous avons goûté à l’équivalent stockholmois du RER : il est encore plus déshumanisé que le nôtre, et il n’y a aucune présence humaine dans cette gare terminus. Alors pour comprendre comment prendre un billet… Heureusement nos voisins ont été compatissants ! Et Danièle en a profité pour visiter un autre hôpital de la banlieue de Stockholm, seule solution pour obtenir les antibiotiques nécessaires : efficace, mais… Chauds, le bus et la marche en plein soleil !

Mercredi 25 juillet, c’est d’abord un RM 1070, Blackbird, qui est arrivé à Saltsjöbaden, pour deux jours de balade en commun et d’échanges (c’est comment le Sud de la Finlande, l’Estonie, la Pologne ?

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Pikourous et Blackbird à Saltsjöbaden

Nous réfléchissons à notre croisière 2019). Et en soirée, le RER nous a amené Pierre et Susanne. Nous avons pu leur faire visiter des mouillages dans l’archipel que nous avions appréciés : Grönskärfladen et Huvudskär, où nous n’avons pas osé nous arrêter pour la nuit, car la météo nous annonçait des vents soutenus sous orage.

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L’entrée un peu « tricky » de Grönskärfladen

Nous avons aussi découvert avec eux Fjärdlång  dans l’archipel intérieur (magnifique) et Nedergårdsö  plus à l’Est (plus sauvage, et avec un petit bout de sentier qui nous a permis de nous dégourdir). Nous sommes retournés à Dalarö, une ville de villégiature plutôt cossue qui ne semble pas tenir à accueillir des bateaux de passage dans de bonnes conditions. Mais nous avons « négocié » un amarrage, fêté dignement l’anniversaire de Pierre  et essuyé un magnifique orage ! A Utö, nous avons complété la liste de nos moyens de locomotion avec des bicyclettes qui nous ont permis une visite confortable de l’île et une baignade sur une petite plage de sable (rare, dans l’archipel !). Et la miche de pain locale a régalé les gourmands (les glaces aussi).

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Le mouillage au nord de Fjärdlång
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Nedergårdsö

Nous avons pu profiter d’un vent assez agréable pendant ces quelques jours, qui nous a permis de louvoyer à loisir au sein de l’archipel. Nous avons profité des muscles que nous avions embarqués !

Il n’y a que la dernière étape qui nous a amenés à Nynäshamn qui s’est faite au moteur, dans une atmosphère lourde préparant à l’orage.

La vie à bord permet toujours des échanges intenses, et le bon vouloir que tout un chacun doit mettre pour que la vie s’organise agréablement à bord les facilite. Bref, nous avons fait de la voile ensemble, découvert / redécouvert la navigation dans un archipel, des mouillages superbes, profité du soleil et des baignades… Mais pas seulement !

Pierre et Susanne ont pris le train pour Stockholm et son aéroport mardi 31 juillet, et nous nous sommes tournés vers les dernières étapes de notre croisière 2018…

  • Saltsjöbaden : 59°16,57N 18°18,9E
  • Grönskärfladen : 59°08,07N 18°40,35E
  • Fjärdlång Mörkviken : 59°02,96N 18°31,20E
  • Nedergårdsö  : 59°0097N 18°27,98E
  • Dalarö Vadviken : 59°08,45N 18°25,14E

Arrivée dans l’archipel de Stockholm

Les pleins faits, nous avons quitté Nynäshamn avec plaisir : décidément trop chaud ! Nous avons fait aussi le plein d’informations pour la navigation : un voisin de ponton finlandais qui fréquente l’archipel depuis quelques dizaines d’années nous a donné quelques tuyaux… Nous voilà enfin dans l’archipel de Stockholm, pour une bonne semaine entre les lundis 16 et 23 juillet. D’abord les conditions météo : il fait toujours chaud et sec ! Nos voisins nous rapportent le déclenchement d’environ 80 incendies simultanés sur le « continent suédois ». Du jamais vu, et nous entendons même sur France inter lier ces évènements au réchauffement climatique (et à une monoculture des conifères). Les îles semblent épargnées, mais les navigateurs suédois en subissent tout de même les conséquences : alors que l’arrimage à un rocher suivi d’un barbecue préparé sur ce même rocher est une tradition bien implantée, cette année, tout feu est interdit… Côté vent, il augmente peu à peu au fil des jours : de moins en moins de moteur lors de nos navigations, jusqu’à filer à 7 nœuds avec 1 ris – trinquette dans les chenaux ! ça c’est chouette ! Et nous révisons notre jugement : les archipels que nous avons visités durant les deux dernières semaines étaient beaux, mais celui de Stockholm… Nous choisissons tour à tour des cheminements très étroits ou très larges (qui nous permettent de louvoyer, car quelque soit la force du vent, nous l’avons dans le nez…). Et des étapes variées : dans l’« outer archipelago » , tout à l’Est de l’archipel parmi des îles-rochers sans grande végétation, ou parmi des îles couvertes de forêt, voire des îles sur lesquelles une association de protection assure un maintien agricole pour les préserver. Une constante cependant : une fréquentation plus importante que dans notre souvenir. Plus nous approchons de Stockholm, plus l’implantation des résidences secondaires se densifie. Et la fréquentation des bateaux de toutes sortes est partout importante. Bien sûr, il est toujours possible de se trouver un endroit à soi, mais il faut alors une âme plus aventureuse que la nôtre : il ne faut pas hésiter à sortir des lieux référencés, et à aller à petite vitesse « tâter » le terrain avec sa ou ses quilles…
La fréquentation des eaux implique que nous côtoyons les petits ferries qui desservent les îles, toujours pressés, prompts à nous faucher la priorité lorsque nous sommes à la voile, et provoquant des vagues importantes dans les goulets… Il y a aussi les bateaux à moteur qui n’ont pas conscience (dans le meilleur des cas) des vagues qu’ils créent en nous doublant à toute vitesse. Mais les voileux ne sont pas toujours détendus et respectueux des priorités… Lorsque nous voyons un voilier bas sur l’eau, avec 3 barres de flèches et des voiles en matériau moderne et cher s’approcher de nous, nous redoublons d’attention car il pourrait se montrer hargneux !
Côté baignades, nous en sommes à 2 ou 3 par jour : il faut bien réguler notre température corporelle ! Peut-être avons-nous eu de la chance, en tout cas, il n’y avait pas d’algues en surface dans nos mouillages. Et nous avons goûté de nouveau au « bastu », sauna chauffé au bois sur une île et situé sur la rive pour permettre l’alternance chaleur – baignade. Bon, nous avons eu une hésitation quant à savoir si avec l’interdiction des feux, l’utilisation de ces saunas était légitime. Des Suédois nous ayant précédés, nous avons suivi !
Nos escales : Rånö, Huvudskär (le préféré de Danièle), Jungfruskär Grönskärsfladen (59°08,05N 18°40,23E), Nämdö (le préféré de Daniel), Västra Desholmen, Björnö.
Bien sûr, ces escales sont l’occasion de rencontres : le grand Suédois sur sa planche de paddle qui vient accoster notre bateau parce qu’il envisage d’acquérir un RM ; le Français vivant en Allemagne et son collègue suédois vivant à Tahiti, tout deux naviguant sur des petits bateaux rouges (inusuel ici) qui viennent tailler la bavette ; le couple de Belges flamands fidèle à l’archipel depuis 10 ans et qui préparent le bastu…

Ces escales sont aussi l’occasion de nous poser des questions quant à la fiabilité de notre mémoire. Par exemple Björnö : nous nous y étions amarrés en août 2009 sous la pluie et l’orage, et Danièle étant malade y avions fait appel aux secours. Dans notre souvenir, le mouillage est étroit, désert, noir, inhospitalier. Ce dimanche, nous constatons qu’il est ensoleillé, riant, très fréquenté. L’île nous a permis une superbe balade, de belles photos, offert de magnifiques panoramas et quelques bribes d’Histoire…

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Rånö 58°56,15N 18°10,77E
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Rånö

Voilà pour cette première semaine dans l’Archipel de Stockholm. Nous dirigerons (après une baignade) vers une marina de la banlieue de Stockholm pour préparer le bateau, accueillir Pierre et Susanne et y revenir !
Petit détail de navigation : nous trouvons pénible le louvoyage sous génois dans l’archipel ; soit le vent est fort et la reprise de l’écoute nous demande beaucoup d’efforts, soit le vent est faible et le génois se prend dans l’enrouleur de trinquette….
Et oui, en 2009, nous avions quelques années de moins et une trinquette sur étai largable ??? Décidément notre gréement de côtre n’est pas adapté à l’archipel de Stockholm.

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Huvudskär 58°57,92N 18°34,22E
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Namdö Skärvassa 59°12,47N 18°42,82E
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Björnö 59°13,88N 18°34,51E

Archipel entre Akrkösund et Nynäshamn

 

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beurk…

Les conditions météorologiques n’ont pas changé ; notre façon de naviguer non plus : petite navigation quotidienne, promenade et baignade. Sauf que nous avons tout de même eu un tout petit peu plus de vent et donc que nous avons pu avancer le moteur coupé, dans des chenaux superbes. Nous avons même gîté pendant une heure ou deux : c’est nettement plus agréable ! Sauf que la remontée des algues à la surface nous a empêché de nous baigner samedi 14 juillet, et sauf que la température augmente encore : nous avons tendance à rester à l’abri de notre nouveau taud de soleil toute l’après-midi !
Notre premier mouillage, à Hasselö-Bergö (58°39,85N 17°10,57E) était joli et tranquille, protégé par une petite falaise dont l’escalade nous a fait écourter la promenade. Nous avions aussi vue sur une des cheminées industrielles de Öxelösund, mais au loin…

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Hasselö-Bergö près de Öxelôsund

Notre deuxième mouillage, à Ringsön-Hummelviksfjärden  (58°44,74N 17°26,50E) était magnifique, bien protégé, constitué de plusieurs îles et donc de plusieurs plans d’eau avec de la place pour quelques centaines de bateaux. Nous y étions moins nombreux, au moins au Nord et à l’ancre, car au Sud les mouillages à la suédoise ressemblaient à nos campings 2 étoiles au mois d’août.

 

Notre troisième mouillage Soviken-Läskär (58°47,55N 17°51,14E) tait situé juste au Nord de Landsort, un cap important sur cette côte de la Baltique. Nous l’avions passé par le large en 2009, et avec 42 nœuds de vent (portant heureusement). Avec un petit vent et par l’intérieur, le cheminement est beaucoup plus confortable et intéressant ! Le mouillage était joli et agréable, mais donc plein d’algues en surface. Et accoster en annexe fut difficile : autour du bateau le sol très inégal rendait la marche difficile, et plus loin l’île était construite. Autour de ces résidences secondaires les panneaux « privé » fleurissaient (ce que nous n’avions pas encore observé en Suède). En fait, l’île de Torö qui paraissait déserte depuis le mouillage est raccordée au continent par un réseau routier un kilomètre plus loin. Nous avons quand même réussi à nous offrir une glace !

 

Et dimanche 15 juillet, nous avons rejoint la marina de Nynäshamn où un ami devait nous rejoindre, mais nous a fait finalement fait faux bond pour raison de santé. Une navigation de deux heures, mais sans un souffle d’air, sur une mer lisse et sous une chaleur accablante : situation troublante en Suède…
Nous en avons profité pour aller regarder dans un bar la deuxième mi-temps du match de la coupe du monde de foot !

De Västervik à Arkösund

Du dimanche 8 au mercredi 11 juillet, nous naviguons tranquillement vers le Nord au sein de divers archipels. De temps en temps nous voyons des noms : archipels de Västervik, de l’Est de Gotland, de Tjusts ou de Gryts : les dénominations ne sont pas claires. En résumé, nous ne sommes pas encore dans l’archipel de Stockholm. Mais c’est aussi beau ! La constante : soleil et quasi absence de vent. Donc moteur, soutenu de temps en temps par le génois, promenade sur une île et baignade !

Dans le détail, les cheminements sont plus ou moins en mer libre ou entre les îles et le vent n’est pas toujours absolument Nord-Est : mercredi nous avons pu mettre toute la toile et couper le moteur sur la moitié du trajet (ça fait plaisir !). Les îles sont plus ou moins grandes, et éventuellement habitées : Bokö accueillerait une dizaine de personnes l’hiver et Harstena un peu plus, et dans les deux cas il y a des résidences secondaires ; mais Styrsö est déserte. Les chemins peuvent être entretenus ou la marche se faire en sous-bois. La baignade se faire à partir du bateau ou comme à Styrsö demander une reconnaissance pour trouver des eaux sans « blooming ». Avec l’augmentation de la température de l’eau, certaines algues remontent des fonds et recouvrent partiellement la surface de l’eau. Pas dangereux, mais pas ragoûtant… La situation est suivie sur le site des services météo suédois.

Pour nous, cette partie représente une petite charge émotionnelle : c’est dans le cheminement d’accès au mouillage d’Harstena que nous avions heurté un rocher en 2009 et endommagé notre bateau. Mais nous avons du mal à reconnaître les lieux et à identifier le rocher en question…

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Harstena

Mercredi, nous faisons halte dans la petite marina de Arkösund, une petite ville de vacances égayée de maisons équivalentes à celles de Dinard en France. La marina n’est pas particulièrement abritée, surtout du clapot généré par le trafic dans le chenal sur lequel elle a été construite. Mais l’atmosphère est agréable, le supermarché (un peu juste) tout à côté, les machines à laver nombreuses et un concert en plein air est organisé dans la soirée !

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Styrsö
trajet vers harstena
De Bokö Hamvik à Harstena

Coordonnées géographiques

Bokô Hamnvik : 58°05,75N 16°49,24E

Harstena : 58°15,88N 17°01,55E

Styrsö : 58°23,74N 16°55,90E

Arkösund : 58°29,28N 16°56,85E

Västervick

tralalalalaCôté alimentation, nous serons bientôt à sec. Et il nous manque une ancre adaptée : cap sur Västervik. La navigation est facile et agréable, très calme car il n’y a aucun vent. Nous croisons un mammifère nageant à une centaine de mètres : phoque ? Non, chevreuil, sans doute las de l’île sur laquelle il vivait et qui déménage. Et nous empruntons juste avant Västervik un chenal magnifique, étroit et encaissé.IMG_4926_cr red

La marina est aussi en pleine transformation : des catways sont installés, et presque terminés. En attendant qu’elle ouvre, nous nous amarrons à la suédoise, avec un manque d’entraînement évident… Et nous louchons rapidement sur la piscine qui fait partie de la marina : c’est que le temps est de nouveau à l’orage et il fait chaud !

Et comme le lendemain il pleut et qu’il nous faut finir l’adaptation du bateau, nous prolongeons notre escale.

Mais nous sommes alors samedi 7 juillet : jour de la rencontre de foot Suède – Royaune-Uni. Nous tentons une sortie en ville vers 4 heures, à l’heure de la fermeture des magasins : c’est le calme plat ! Tout le monde est regroupé autour des télévisions dans quelques cafés, des tentes spécialement dressées, des bateaux…

Et pour nous cette journée est aussi porteuse d’une bien belle nouvelle : la naissance de notre petit-fils, Samuel !

 

L’archipel entre le Sud de Oskarshamn et Västervik

Et nous voilà vraiment à pied d’œuvre : c’est pour renouer avec le plaisir de la navigation à travers des archipels, si particulière, que nous sommes revenus en Suède !

Nous y abandonnons les grandes étapes. Mais une demi-journée de navigation attentive réclame au moins le même effort. Et il faut arriver avec l’esprit assez frais pour réussir son mouillage !

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des décors de rêve

Sur cette branche, nous choisissons des étapes de 3 à 5 heures qui nous permettent donc de passer d’un mouillage à l’autre, tout en remontant gentiment vers le Nord.

Bon, le vent est toujours Nord ou Nord-Est. Dès que nous empruntons un chenal, il faut passer au moteur (le RM avec sa trinquette sur enrouleur ne permet pas des virements de bords aussi simples que les bateaux locaux avec voiles d’avant auto-vireuses).

Côté navigation, nous commençons fort (avons-nous tout bien calculé ?). Mardi 3 juillet, le chenal au Sud de l’île de Runnö est particulièrement étroit : fonds de 2m à plusieurs reprises, et marge de manœuvre d’environ 3 m… De quoi nous donner des émotions et nous remettre en selle rapidement. Mais le lendemain, les chenaux sont un peu plus larges, et nous pouvons aussi tirer quelques bords en mer « libre ». Enfin mercredi, les chenaux sont carrément des autoroutes, suffisamment bien orientés par rapport au vent pour que nous puissions avancer en partie avec le génois (au près…).

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Côté escale, 4 mouillages comme nous les aimons : des mares d’eau plus ou moins grandes enserrées entre des îles plus ou moins denses, hautes, boisées, une atmosphère calme et des contacts sympathiques avec les équipages qui profitent aussi des lieux.

Retrouver nos marques n’est pas si facile : où est donc l’ancre Bruce (« pelle à merde » pour les intimes, qui s’insinue bien dans la vase entre les îles) que nous avions achetée spécifiquement il y a 9 ans ? Apparemment, à la maison ! Et pourtant, elle est très efficace pour les mouillages « à la suédoise » : ancre sur l’arrière du bateau, nez sur un rocher avec deux amarres avant à terre (sur des arbres ou autres). Et puis nous rencontrons un phénomène qui nous déroute dans un premier temps : lorsque nous approchons d’un rocher réputé « convenable pour s’amarrer » par le guide de navigation, notre sondeur nous indique des fonds très faibles, en fait trop faibles ?? Courageusement, nous décidons le premier jour de nous amarrer au milieu du plan d’eau, et « à la française » puisqu’il n’y a pas beaucoup d’autres bateaux. Après réflexion et comparaison de nos conclusions avec des équipages suédois, il s’avère que des herbes (qui ressemblent assez à celles qui nous ont ennuyés aux Pays-Bas) ont beaucoup poussé : notre sondeur nous indique la profondeur de leur sommet. Et comme nous ne tenons pas à les voir s’enrouler autour de nos quilles ou de notre hélice, nous continuerons à rester au milieu du plan d’eau quand elles seront trop présentes… C’est cependant une petite déception…

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beaucoup d’herbes qui gênent l’accrochage de l’ancre

Et puis, nous nous sentons chanceux cette année : notre navigation ne s’accompagne que de rares ondées. Mais la conséquence en est une grande sécheresse. Les Suédois nous le répètent : ils n’ont jamais vu cela ! Pas de myrtilles cette année, certains arbres ont la couleur de l’automne, les pelouses sont jaunes et la mousse sur laquelle nous marchons, imbibée de neige pendant des mois, fait un bruit de paille industrielle lorsque nous marchons dessus…

Et nous retrouvons le plaisir de la baignade dans cette eau à peine salée. Côté température de l’eau, c’est mieux qu’à Fouesnant, mais sans doute pas aussi bien que la Méditerranée !

Nos mouillages

Solberganäset : 57°12,12N 16°28,55

Ävrö : 57°26,12N 16°42,13E

Stora Förö : 57°36N 16°44,49E

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Stora Förö : 57°36N 16°44,49E

Rangleholmen : 57°36,52N 16°45,73E

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Rangleholmen : 57°36,52N 16°45,73E
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Rangleholmen : 57°36,52N 16°45,73E